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Hélène Bielak – La Fourmilière https://www.collectif-lafourmiliere.fr Site du collectif indépendant de journalistes La Fourmilière Fri, 17 Nov 2023 15:10:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.10 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/wp-content/uploads/2022/07/cropped-fourmiliere-favicon-32x32.png Hélène Bielak – La Fourmilière https://www.collectif-lafourmiliere.fr 32 32 Aux côtés des sentinelles de l’eau de Loire-Atlantique (Ouest-France, juillet 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/aux-cotes-des-sentinelles-de-leau-de-loire-atlantique-ouest-france-juillet-2023/ Wed, 19 Jul 2023 10:10:08 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6128 Pendant l’été, les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) surveillent le niveau des cours d’eau du département de Loire-Atlantique. Leurs observations participent à déterminer la mise en place, ou non, de restrictions en période de sécheresse et de repérer les éventuelles infractions. Un mince filet d’eau qui se faufile entre les cailloux. Voilà […]

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Pendant l’été, les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) surveillent le niveau des cours d’eau du département de Loire-Atlantique. Leurs observations participent à déterminer la mise en place, ou non, de restrictions en période de sécheresse et de repérer les éventuelles infractions.

Un mince filet d’eau qui se faufile entre les cailloux. Voilà ce qu’est la Divatte, affluent de la Loire, en ce jeudi 13 juillet, à Barbechat (Loire-Atlantique). « On est proche de la rupture d’écoulement » : ne peut que constater Thierry Barberet, inspecteur environnement de l’Office français de la biodiversité (OFB).

En une vingtaine d’années de terrain, l’agent a eu le temps de voir évoluer les cours d’eau en Loire-Atlantique. Son constat est clair : « Les étiages sont de plus en plus longs : ils surviennent plus tôt et finissent plus tard. »

Quand l’eau stagne, la qualité dégringole

À ses côtés, Mathieu Bossis, chef de service départemental de l’OFB, prend des photos et quelques notes. Puis les agents remontent dans leur voiture, direction Le Landreau, pour aller voir le Gueubert, un autre ruisseau qui atterrit dans le marais de Goulaine.

Là, la route sépare deux portions du cours d’eau : en amont, de l’eau stagnante et en aval, quelques flaques d’eau au milieu des cailloux. Entre les deux, une petite butée, qui suffit à bloquer l’eau d’un côté. « Avec une eau stagnante, la qualité va vite se dégrader, car l’eau va concentrer plus de matière organique, la température va monter et l’oxygène diminuer », explique Mathieu Bossis.

Retrouvez la suite de ce reportage sur le site de Ouest-France. Publié avec un article expliquant comment sont pris les arrêtés sécheresse.

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En Loire-Atlantique, l’eau devient rare et on en consomme plus (Ouest-France, mars 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/en-loire-atlantique-leau-devient-rare-et-on-en-consomme-plus-ouest-france-mars-2023/ Thu, 30 Mar 2023 15:05:18 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6116 Avec le changement climatique, le territoire voit ses ressources en eau menacées. D’où l’impérieuse nécessité de l’économiser, et pas seulement en situation de crise. Dans un département régulièrement arrosé par la brume océanique et gorgé d’eau, avec ses éponges que sont les zones humides, on pensait qu’elle ne manquerait jamais. Et pourtant, il faut se […]

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Avec le changement climatique, le territoire voit ses ressources en eau menacées. D’où l’impérieuse nécessité de l’économiser, et pas seulement en situation de crise.

Dans un département régulièrement arrosé par la brume océanique et gorgé d’eau, avec ses éponges que sont les zones humides, on pensait qu’elle ne manquerait jamais. Et pourtant, il faut se rendre à l’évidence.

L’été dernier, l’eau s’est faite cruellement rare en Loire-Atlantique. On a vu des bras de la Loire à sec, sans vie, ce fleuve dont dépend le territoire pour l’eau potable. Cet hiver, rebelote : en février, en pleine période de recharge, la Loire s’est retrouvée avec un débit de juin. Les nappes souterraines aussi tirent la langue.

Ces sécheresses à répétition sont appelées à se reproduire dans les années qui viennent et de manière plus intense, selon les scientifiques. Autrement dit : avec le changement climatique, nous allons devoir apprendre à vivre avec moins d’eau, à la partager davantage, à la protéger beaucoup plus. Des défis gigantesques, aux enjeux multiples dans un département où nous sommes toujours plus nombreux.

Des solutions existent déjà. Elles s’imposeront bientôt à tous. Tout comme un changement profond de nos modes de vie pour réduire nos émissions polluantes et éviter que la situation ne s’aggrave encore plus.

La série d’articles Vivre avec moins d’eau est parue sur 4 jours dans l’édition Loire-Atlantique de Ouest-France en mars 2023. Impulsé par Hélène Bielak, ce travail collectif a mobilisé une dizaine de journalistes des rédactions de Loire-Atlantique.

Retrouvez les articles d’Hélène Bielak de cette série sur le site de Ouest-France :

 

Photo d’illustration : Image de kamchatka sur Freepik

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Pourquoi des ressourceries coulent dans l’agglomération nantaise ? (Ouest-France, février 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/pourquoi-des-ressourceries-coulent-dans-lagglomeration-nantaise-ouest-france-fevrier-2023/ Thu, 16 Feb 2023 11:20:50 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6139 En un mois, trois acteurs du réemploi de la Métropole nantaise ont fermé ou se sont retrouvés en grande difficulté. Entre problèmes d’approvisionnement, de foncier accessible ou encore de concurrence avec les acteurs lucratifs, les raisons de leur chute sont multiples. Décryptage. En ce début 2023, sale temps pour le réemploi à Nantes. Début janvier, […]

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En un mois, trois acteurs du réemploi de la Métropole nantaise ont fermé ou se sont retrouvés en grande difficulté. Entre problèmes d’approvisionnement, de foncier accessible ou encore de concurrence avec les acteurs lucratifs, les raisons de leur chute sont multiples. Décryptage.

En ce début 2023, sale temps pour le réemploi à Nantes. Début janvier, premier coup de tonnerre : la Ressourcerie de l’île à Rezé, pionnier de la seconde main dans la Métropole, annonce sa fermeture. Quelques jours plus tard, l’association Stations Services, à la tête de trois boutiques de réemploi, est placée en liquidation judiciaire. Enfin, fin janvier, les Virevoltantes, une jardinerie d’occasion en centre-ville, baisse définitivement le rideau. Et d’autres pourraient suivre.

Ces fermetures d’acteurs associatifs émeuvent autant qu’elles interrogent. Elles paraissent à contre-courant à l’heure de l’impérieuse nécessité de développer la seconde main, dans un contexte de prise de conscience écologique et de crise du pouvoir d’achat. En quelques années, l’offre s’est considérablement développée localement. Pour autant, petits comme gros acteurs de la filière se retrouvent en très grande difficulté à Nantes. Comment en est-on arrivé là ?

Moins d’accès directs aux déchetteries

À Nantes, une vingtaine de structures associatives gravitent dans le monde de la seconde main. Avec des tailles et des fonctionnements très différents. Il y a des chantiers d’insertion (comme Atao, Envie 44, L’homme Debout) et des associations (Stations Services, Ressourcerie de l’île, Virevoltantes, SuporTerre etc.), dont beaucoup dépendent de subventions publiques. Au-delà de vendre des objets d’occasion et de créer de l’emploi local, ces structures ont aussi une utilité sociale : lien au sein des quartiers, insertion professionnelle, sensibilisation à la réparation etc.

Retrouvez la suite de l’enquête d’Hélène Bielak et Stéphanie Lambert sur le site de Ouest-France. Cet article a été suivi d’un autre expliquant la galère des associations nantaises pour trouver du foncier accessible.

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Nature en ville : « Sans conditions de vie tenables, on va continuer d’avoir des morts » (Ouest France, été 2022) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/nature-en-ville-sans-conditions-de-vie-tenables-on-va-continuer-davoir-des-morts-ouest-france-ete-2022/ Sun, 14 Aug 2022 16:18:26 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6123 Nature en ville, du vert ou du vernis ? Végétaliser les métropoles, comme celle de Nantes, c’est une priorité faite de grands programmes et de petits gestes. Cultiver en ville, planter des arbres, créer des forêts urbaines ou encore installer un composteur collectif en bas de son immeuble… Dans la métropole nantaise, élus et citoyens […]

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Nature en ville, du vert ou du vernis ? Végétaliser les métropoles, comme celle de Nantes, c’est une priorité faite de grands programmes et de petits gestes.

Cultiver en ville, planter des arbres, créer des forêts urbaines ou encore installer un composteur collectif en bas de son immeuble… Dans la métropole nantaise, élus et citoyens rivalisent d’idées pour transformer la cité des Ducs en ville « plus verte », plus « végétale ». Ces grands programmes et petits gestes apparaissent comme des solutions à la fois pour adapter la ville aux effets du changement climatique, mais aussi pour recréer du lien entre citoyens.

Mais quels impacts ont réellement ces initiatives ? Sont-elles toujours si vertueuses que présentées sur le papier ? Et en pratique, quels défis posent-elles dans leur mise en œuvre ?

Cet été, nous vous proposons d’aller explorer la galaxie des projets qui ambitionnent de remettre de la nature en ville, avec cette série Nature en ville, du vert ou du vernis ? L’occasion d’aller au-delà des discours affichés et de se poser la question si ces actions verdissent vraiment la ville ou surtout son image.

La série d’articles Nature en ville : du vert ou du vernis ? est parue pendant l’été 2022 dans l’édition nantaise de Ouest-France. Impulsé par Hélène Bielak, ce travail collectif a mobilisé une dizaine de journalistes de la rédaction.

Retrouvez les articles d’Hélène Bielak réalisés dans le cadre de cette série sur le site de Ouest-France :

 

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Au Pays Basque l’océan gagne du terrain (ça m’intéresse, septembre 2021) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/au-pays-basque-locean-gagne-du-terrain-ca-minteresse-septembre-2021/ Fri, 17 Sep 2021 13:59:29 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6148 Le littoral recule de vingt centimètres tous les ans… Les agents de l’Observatoire de la côte aquitaine sillonnent inlassablement le bord de mer avec une question en tête : combien de terre l’érosion a-t-elle encore grignotée cette année ? Sur la plage d’Erromardie à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), le temps est lourd en cet après-midi d’été. Quelques […]

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Le littoral recule de vingt centimètres tous les ans… Les agents de l’Observatoire de la côte aquitaine sillonnent inlassablement le bord de mer avec une question en tête : combien de terre l’érosion a-t-elle encore grignotée cette année ?

Sur la plage d’Erromardie à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), le temps est lourd en cet après-midi d’été. Quelques surfeurs attendent la vague, sur une mer peu agitée. Sur le sable, une poignée de touristes font bronzette sous un soleil voilé. C’est dans cette atmosphère estivale que Marie Branellec et Simon Godbille se mettent au travail. Les deux techniciens travaillent pour l’Observatoire de la côte Aquitaine (OCA), un projet du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique national. Leur mission du jour : prendre les mesures de la plage pour suivre l’évolution du trait de côte, la limite entre la mer et la terre. Un enjeu de taille sur la touristique côte basque, urbanisée à 70%. Chaque année, l’océan y grignote en moyenne 25 centimètres de terre. Et si une tempête frappe la côte, le recul peut s’aggraver. Le dernier exemple remonte à octobre 2020, quand un pan d’une falaise s’est effondré sur une quarantaine de mètres à Urrugne, au niveau du sentier du littoral.

Chaque année, 350 kilomètres de littoral sont étudiés et mesurés

Simon Godbille plante dans le sable un imposant trépied, qui sera le point de référence de leur GPS différentiel. « Cet appareil va calculer notre position par rapport à la sienne », explique Marie Branellec. Les deux techniciens vont chacun d’un côté de la plage avec leur GPS mobile. Partie vers l’ouest, Marie Branellec suit des « profils », c’est-à-dire des lignes perpendiculaires à la côte établies en 2008 par le BGRM. Une fois sur la ligne, elle place son GPS mobile parfaitement à la verticale avant d’enregistrer les coordonnées de l’endroit, au centimètre près. La technicienne relève ainsi plusieurs points, du début des vagues au pied de la falaise. Ces mesures permettent par exemple de suivre l’évolution de l’altitude d’une plage, et de voir si elle s’affaisse. « C’est absolument essentiel car le littoral évolue avec des cycles que l’on comprend mal », explique Cyril Mallet, ingénieur géologue spécialisé en risques côtiers pour l’OCA et le BRGM.

Retrouvez la suite de ce reportage réalisé avec le photographe Simon Lambert sur le site de ça m’intéresse.

Crédit photo : Simon Lambert.

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Le bonheur est dans la méthanisation ? (Les Autres Possibles – septembre 2021) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/le-bonheur-est-dans-la-methanisation-les-autres-possibles-septembre-2021/ Fri, 10 Sep 2021 09:39:43 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=2897 Pour les uns, produire de l’énergie avec les déchets organiques est une solution utile et rentable. Pour les autres, un nouveau piège environnemental… Dans la salle de contrôle, sous les énormes cuves coiffées de chapeaux verts, Erwan Bocquier connaît sur le bout des doigts chaque tuyau, chaque écran. S’il n’a pas reçu de réelle formation, […]

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Pour les uns, produire de l’énergie avec les déchets organiques est une solution utile et rentable. Pour les autres, un nouveau piège environnemental…

Dans la salle de contrôle, sous les énormes cuves coiffées de chapeaux verts, Erwan Bocquier connaît sur le bout des doigts chaque tuyau, chaque écran. S’il n’a pas reçu de réelle formation, l’agriculteur s’est visiblement pris de passion pour le sujet: « un méthaniseur c’est très semblable à une vache : il mange et il fermente à l’intérieur! » L’éleveur est installé au Treil, à Machecoul, avec 420 bovins dont 150 vaches laitières. Avec son associé, deux maraîchers du coin et un autre éleveur voisin, ils ont créé la société SAS MéthaTreil pour installer leur unité commune de méthanisation.

Chaque jour, elle engloutit en moyenne 55 tonnes de matière organique. On y trouve le fumier des cheptels, des légumes invendus du Marché d’intérêt national (MIN) de Nantes, ou ceux non commercialisables des deux maraîchers associés, des produits transformés impropres à la consommation des usines LU de La Haye-Fouassière et Tipiac à Saint-Herblain, mais aussi des CIVE. Ces cultures intermédiaires à vocation énergétique sont plantées et récoltées entre deux cultures principales; elles permettent de ne pas laisser le sol nu tout en servant à alimenter le méthaniseur.

Retrouvez la suite de cette enquête d’Hélène Bielak, illustrée par une photo de Jean-Félix Fayolle, dans le numéro 33 du magazine Les Autres Possibles, dédié aux déchets.

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Des arbres durs à cuire (Les Autres Possibles – juin 2021) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/des-arbres-durs-a-cuire-les-autres-possibles-juin-2021/ Fri, 10 Sep 2021 09:38:54 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=2892 Dans la pépinière de l’ONF de Guémené-Penfao, on prépare les forêts du futur: celles qui devront résister aux nouveaux aléas climatiques, en particulier aux sécheresses. Sous une grande serre lumineuse, des centaines de petits chênes semés au coeur de cet hiver se tiennent au garde-à-vous dans leurs godets individuels. ces arbres en devenir sont des […]

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Dans la pépinière de l’ONF de Guémené-Penfao, on prépare les forêts du futur: celles qui devront résister aux nouveaux aléas climatiques, en particulier aux sécheresses.

Sous une grande serre lumineuse, des centaines de petits chênes semés au coeur de cet hiver se tiennent au garde-à-vous dans leurs godets individuels. ces arbres en devenir sont des chênes sessiles de Provence et des chênes pubescents du Sud-Ouest. Leurs glands ont été sélectionnés dans ces régions du Sud pour leur résistance au manque d’eau. « Ils portent forcément en eux l’adaptation à un environnement plus stressant » souligne Olivier Forestier, responsable de la pépinière de l’Office national des forêts (ONF) de Guémené Penfao. Une génétique de compet’ pour se préparer à la montée des températures.

Retrouvez la suite de ce reportage d’Hélène Bielak accompagné d’une photo de Jean-Félix Fayolle, dans le numéro 32 du magazine Les Autres Possibles, dédié à l’adaptation des villes au changement climatique.

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Paysan cherche lopin désespérement (Les Autres Possibles – avril 2021) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/paysan-cherche-lopin-desesperement/ Wed, 05 May 2021 13:06:45 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=2849 D’un côté, des agriculteurs qui partent en retraite. De l’autre, de jeunes exploitants qui galèrent à trouver des terres. En Loire-Atlantique, des solutions émergent pour résoudre une équation plus complexe qu’il n’y paraît. Des brebis pâturant paisiblement au soleil dans un pré de la Chapelle-Heulin. Le tableau est incongru au pays de la vigne. « ça […]

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D’un côté, des agriculteurs qui partent en retraite. De l’autre, de jeunes exploitants qui galèrent à trouver des terres. En Loire-Atlantique, des solutions émergent pour résoudre une équation plus complexe qu’il n’y paraît.

Des brebis pâturant paisiblement au soleil dans un pré de la Chapelle-Heulin. Le tableau est incongru au pays de la vigne. « ça fait 50 ans que les agriculteurs n’avaient pas vu des bêtes par ici », sourit Alexis Viaud, 33 ans, naturaliste de formation reconverti en éleveur et en paysan-boulanger, en bio. La prairie où se trouvent ses brebis est une ancienne friche, comme on en trouve beaucoup dans le vignoble nantais en proie à l’abandon de terres depuis que le muscadet n’a plus autant la cote. C’est là tout le paradoxe de la situation : « d’un côté, on a des gens qui souhaitent s’installer mais qui ont du mal à trouver du foncier, de l’autre des terres qui s’enfrichent », résume Perrine Loeuilleux, de Terres en Vie. Fondée en 2017, cette association recense les parcelles viticoles abandonnées et les remet en état en y semant des prairies permanentes, avec l’accord des propriétaires.

Retrouvez la suite de cette enquête d’Hélène Bielak, illustrée par une photo de Karoll Petit, dans le numéro 31 du magazine des Autres Possibles.

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A la rencontre des catholiques cachés du Kosovo (Le Monde des Religions, juillet 2020) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/a-rencontre-catholiques-caches-kosovo-monde-religions-juillet-2020/ Wed, 30 Sep 2020 08:39:53 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=2810 Dans ce petit pays des Balkans à 90 % musulman, des catholiques vivent leur foi en catimini depuis des générations. Si certains choisissent aujourd’hui de rejoindre l’Eglise officielle, d’autres préfèrent rester dans la clandestinité. En ce dimanche ensoleillé de Pâques, les fidèles affluent sur le parvis de l’église Saint-Abraham de Llapushnik, un village à une […]

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Dans ce petit pays des Balkans à 90 % musulman, des catholiques vivent leur foi en catimini depuis des générations. Si certains choisissent aujourd’hui de rejoindre l’Eglise officielle, d’autres préfèrent rester dans la clandestinité.

En ce dimanche ensoleillé de Pâques, les fidèles affluent sur le parvis de l’église Saint-Abraham de Llapushnik, un village à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Pristina, la capitale kosovare. A l’intérieur, Ismet Sopi, un sexagénaire aux cheveux blancs très élégant dans son costume, jubile en jetant un œil à l’assistance : « Il y a aussi des musulmans », glisse-t-il à voix basse.

Le paroissien a de quoi être fier : il a remué ciel et terre pour reconstruire en 2016 cette nouvelle église sur les fondations d’une ancienne. Perché en haut d’une colline, l’édifice religieux est visible des kilomètres à la ronde. Tout un symbole, dans un pays majoritairement musulman. Celui de la renaissance de l’Eglise catholique, mais pas seulement. C’est aussi le retour officiel au catholicisme pour des croyants qui ont pratiqué leur foi dans l’intimité de leurs foyers pendant des générations, tout en s’affichant musulmans dans l’espace public. Comme Monsieur Sopi.

Coming out catholique

Cet ancien « crypto-catholique » – c’est ainsi qu’on les appelle – a franchi le pas il y a dix ans, en se faisant baptiser. « Avant, je me sentais mi-viande mi-poisson, résume-t-il, assis dans un café. Maintenant je suis calme, serein. Pour moi, c’est un héritage de mes ancêtres. » Le Kosovar a grandi dans une famille où Noël se fêtait en cachette. Où on colorait des œufs pour Pâques à l’abri des regards indiscrets. Où chaque membre de la famille avait un prénom musulman en public et chrétien en privé ; d’ailleurs, Ismet Sopi se prénomme également Marin. Le 26 juillet, jour de la Saint-Joachim, était un jour « où les plus anciens allumaient des bougies pour célébrer le saint de la famille », se souvient-il. Désormais, il perpétue cette tradition typiquement crypto-catholique, mais sans se cacher.

Retrouvez la suite de ce reportage d’Hélène Bielak à la plume et Jan Schmidt-Whitley à la photo sur Le Monde des Religions.

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Un an après la mort de Steve, Marianne Rostan inlassable avocate du droit à la fête (Médiacités – Médiapart, juin 2020) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/an-apres-mort-de-steve-marianne-rostan-inlassable-avocate-droit-a-fete-mediacites-mediapart-juin-2020/ Tue, 23 Jun 2020 10:02:27 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=2785 Il y a un an, lors de la nuit de la fête de la musique, Steve Maia Caniço tombait dans la Loire, à Nantes, à la suite d’une intervention de police. Avocate des fêtards présents cette nuit là, Marianne Rostan s’est fait une spécialité de la défense des organisateurs de free party partout en France. […]

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Il y a un an, lors de la nuit de la fête de la musique, Steve Maia Caniço tombait dans la Loire, à Nantes, à la suite d’une intervention de police. Avocate des fêtards présents cette nuit là, Marianne Rostan s’est fait une spécialité de la défense des organisateurs de free party partout en France. Portrait d’une femme engagée qui lutte avant tout pour la liberté.

Lorsque nous la retrouvons comme convenu pour l’interview en visio, le jour n’est finalement pas idéal pour Me Marianne Rostan : elle a une rage de dents. Elle assurera malgré tout l’heure d’entretien avec sa verve habituelle. Comme toujours pour un sujet qui lui tient à cœur. Il y a un an, l’avocate parisienne de 32 ans s’est retrouvée catapultée dans l’affaire judiciaire et médiatique de l’été : la disparition et la mort de Steve Maia Caniço, quai Wilson à Nantes, la nuit de la fête de la musique, après une intervention très controversée des forces de police .

Suite à cette nuit tragique, 89 fêtards ont porté plainte contre X pour non assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique. Rassemblés à l’initiative de l’association locale Média’Son, qui accompagne les organisateurs de soirées techno, ces plaignants étaient tous représentés, à l’origine, par une même avocate : Marianne Rostan.

Porte-voix de ses clients, elle a connu un tourbillon médiatique estival : « Au départ de cette affaire, le point de vue de ces jeunes n’était pas représenté sur les plateaux de télé, affirme-t-elle d’un ton vif derrière l’écran. Si je n’y allais pas, il n’y avait personne pour porter leur voix. » Un baptême du feu pour cette pénaliste qui a prêté serment il y a six ans. « C’est mon premier dossier médiatisé, ce n’est pas évident lorsqu’on est jeune avocat », confie-t-elle.

Retrouvez la suite de ce portrait d’Hélène Bielak et Marine Forestier sur le site de Médiacités et de Médiapart.

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