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]]>L’heure de la représentation approche. La file d’attente s’allonge devant le Ses Tiyatrosu (littéralement, « théâtre de la voix »), haut lieu de la comédie, situé sur la grande avenue Istiklal, au cœur d’Istanbul. En coulisses, Deniz Göktaş, 30 ans, fait les cent pas dans sa loge. Une épaisse moustache noire donne une fausse sévérité à son visage. Il répète, à voix basse, son texte. « C’est ma quatrième représentation ici, mais cela m’impressionne toujours de venir jouer sur cette scène », reconnaît-il, nerveux.
Le jeune humoriste vit du stand-up depuis trois ans désormais, mais il ne s’est toujours pas débarrassé de sa timidité. Et jouer au Ses Tiyatrosu, d’une capacité d’environ cinq cents places, restauré en 1989 par le célèbre humoriste Ferhan Şensoy (1951-2021), reste un privilège. A peine devant le public, sa fébrilité semble s’évanouir et le voilà parti pour une heure et demie de show devant une salle comble.
(…)
Le stand-up offre ainsi une parenthèse, un moment cathartique que Deniz Göktaş qualifie volontiers de « thérapie de groupe ». « Les spectateurs me disent souvent que, grâce au stand-up, ils se sentent moins seuls, poursuit-il. Politiquement, les gens ont besoin de ça, car les représentations offrent un espace plus politique, moins censuré, où on peut parler de sexualité, par exemple, et d’autres sujets tabous. C’est ce qui fait son succès. » « Plus il existe une pression politique, plus les gens essaient de fuir et tentent de trouver des fenêtres pour respirer », confirme Hakan, ingénieur de 27 ans, à la sortie de la représentation de Deniz Göktaş.
https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2024/07/28/en-turquie-le-rire-comme-alternative-aux-tensions-sociales-et-politiques_6260011_4500055.html
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]]>L’article Coqs en stock (Society, juillet 2021) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Symbole de la France, le véritable coq gaulois – ou, de manière plus précise, la gauloise saumon dorée – était en voie d’extinction il y a encore quelques années. Mais la tendance pourrait bien s’inverser.
Dos et reins acajou, queue noire aux reflets métalliques, tarses bleu acier, crête droite, oreillons blancs, yeux à iris rouge orangé. La Gauloise saumon dorée est une volaille française parmi les plus colorées. Une image d’Epinal aussi. Cité dans le traité d’agronomie de Columelle, écrivain latin du Ier siècle, campé sur le haut des clochers, terrassant l’ennemi allemand sur les monuments aux morts, veillant sur les grilles du Palais de l’Elysée, évoquant la fierté sur les maillots des sportifs tricolores, le gallinacé représente avec panache la France. « C’est le coq gaulois qui réveille le monde, et son cri peut promettre à notre nuit profonde l’aube du soleil d’Austerlitz », versifie Victor Hugo. Mais le chant annonceur du jour résonne de moins en moins dans les campagnes : délaissée par l’élevage intensif à cause de sa ponte moyenne et de son faible poids en viande, la plus ancienne race de volaille fermière française est en voie de disparition.
Retrouvez cet article de Margherita Nasi et Léonor Lumineau dans Society du 15 au 28 juillet 2021.

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]]>L’article Enquête sur la folie des chefs à domicile (Le Monde – mai 2021) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Chez les Kuhn, les années passent avec panache. En 2020, Thierry a fêté ses 60 ans avec sa femme, son fils, et sa mère au Jules Verne, le restaurant étoilé perché au deuxième étage de la tour Eiffel. Un an plus tard, la famille se réunit pour célébrer madame dans un cadre plus familier : une petite maison fleurie située à Châtillon, au sud-ouest de Paris.
A l’ombre d’un arbre de flûtes à champagne, les couverts en argent reposent sur des serviettes brodées. « C’est un service hérité, je ne le sors jamais », confie Florence Kuhn. Pour son anniversaire, la sexagénaire a enfilé une robe bleue, un collier en cristal et fait appel à un chef à domicile via la plate-forme La Belle Assiette.
« On ne peut pas sortir à cause du confinement ? Le restaurant se déplace ! Au début, on pensait louer une chambre d’hôtel pour profiter du service de restauration. Mais c’était compliqué. Avec le chef à domicile, on met les pieds sous la table, sans se stresser avec les transports. Malgré l’épidémie, même ma mère, très âgée, peut participer », se réjouit Thierry Kuhn.
Retrouvez cet article de Margherita Nasi sur LeMonde
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]]>L’article Paysan cherche lopin désespérement (Les Autres Possibles – avril 2021) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Des brebis pâturant paisiblement au soleil dans un pré de la Chapelle-Heulin. Le tableau est incongru au pays de la vigne. « ça fait 50 ans que les agriculteurs n’avaient pas vu des bêtes par ici », sourit Alexis Viaud, 33 ans, naturaliste de formation reconverti en éleveur et en paysan-boulanger, en bio. La prairie où se trouvent ses brebis est une ancienne friche, comme on en trouve beaucoup dans le vignoble nantais en proie à l’abandon de terres depuis que le muscadet n’a plus autant la cote. C’est là tout le paradoxe de la situation : « d’un côté, on a des gens qui souhaitent s’installer mais qui ont du mal à trouver du foncier, de l’autre des terres qui s’enfrichent », résume Perrine Loeuilleux, de Terres en Vie. Fondée en 2017, cette association recense les parcelles viticoles abandonnées et les remet en état en y semant des prairies permanentes, avec l’accord des propriétaires.
Retrouvez la suite de cette enquête d’Hélène Bielak, illustrée par une photo de Karoll Petit, dans le numéro 31 du magazine des Autres Possibles.
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]]>L’article Avec la fête de Norouz, plongée dans la cuisine iranienne (Le Monde – mars 2021) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>A quoi reconnaît-on l’arrivée du printemps ? Dans le 15e arrondissement de Paris, on ne guette pas les épaisses corolles des magnolias : on hume le sumac, l’aneth et le curcuma. Depuis que les Iraniens en exil ont investi les modernes tours Beaugrenelle dans les années 1980, tous les mois de mars, alors que les oiseaux reprennent leurs piaillements, la rue des Entrepreneurs est rythmée par la cadence chantée du farsi. La diaspora conflue de toute l’Ile-de-France pour faire ses emplettes dans les restaurants et magasins de ce qui est devenu le « petit Téhéran » parisien.
Retrouvez cet article de Margherita Nasi sur LeMonde
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]]>L’article Le «maritozzo», ils en sont fous, ces Romains ! (Le Monde – février 2021) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Voici un petit pain doux fourré dont le parfum de crème fouettée est venu titiller les plus hautes sphères politiques. « Comment expliquez-vous le brusque retour du maritozzo dans les bars romains ? » s’interroge, sur Twitter, Filippo Sensi, ancienchef du service de pressede l’ex-président du conseil des ministres, Matteo Renzi. Rédacteurs en chef, politiciens, avocats y vont de leur farceuse analyse : « néopopulisme », assurent les uns ; « souverainisme », tranchent les autres. Qu’on ne s’étonne pas si la crème de l’élite romaine est suspendue au sort du maritozzo, cette brioche remplie de chantilly : ce pain-là n’a rien d’anodin. Il comble le désir de rédemption d’une cuisine romaine qui pèche en desserts, et remplit l’estomac de tout bon croyant.
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L’article Le «maritozzo», ils en sont fous, ces Romains ! (Le Monde – février 2021) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>L’article Y-a-t-il un pilates dans l’avion ? (Society, août 2020) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Retrouvez l’article de Margherita Nasi dans Society
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]]>L’article Quand la bise fut partie (Society, mai 2020) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Retrouvez l’enquête de Margherita Nasi dans le numéro de mai du magazine Society.
L’article Quand la bise fut partie (Society, mai 2020) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>L’article Les 474 salopards (SoFilm, octobre 2019) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Dans SoFilm, Margherita Nasi retrace cette affaire judiciaire hors du commun et sa maxi-mise en scène au diapason.
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]]>L’article Gabriele d’Annunzio, combien de divisions ? (Le Monde, octobre 2019) est apparu en premier sur La Fourmilière.
]]>Retrouvez le reportage de Margherita Nasi et Aureliano Tonet dans Le Monde.
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