Environnement – La Fourmilière https://www.collectif-lafourmiliere.fr Site du collectif indépendant de journalistes La Fourmilière Mon, 01 Dec 2025 10:57:30 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.5 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/wp-content/uploads/2022/07/cropped-fourmiliere-favicon-32x32.png Environnement – La Fourmilière https://www.collectif-lafourmiliere.fr 32 32 La pêche « durable », un concept en voie d’épuisement (Alternatives Economiques, novembre 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/la-peche-durable-un-concept-en-voie-depuisement-alternatives-economiques-novembre-2024/ Tue, 19 Nov 2024 10:51:23 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6308 Des scientifiques pointent les lacunes de la gestion actuelle de la pêche, et proposent de redéfinir les normes de sa durabilité en veillant à préserver aussi bien la ressource que ses bénéfices pour les populations. « Satisfaire les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins » : ainsi les Nations […]

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Des scientifiques pointent les lacunes de la gestion actuelle de la pêche, et proposent de redéfinir les normes de sa durabilité en veillant à préserver aussi bien la ressource que ses bénéfices pour les populations.

« Satisfaire les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins » : ainsi les Nations unies avaient-elles défini la notion de durabilité en 1987. En matière de pêche, force est de constater que le modèle de gestion actuel ne répond pas à cet enjeu.

Au contraire, celle-ci est reconnue par l’IPBES, la plateforme intergouvernementale scientifique sur la biodiversité, comme la principale cause de destruction de l’océan. Entre 1974 et 2021, les stocks de poissons exploités selon les principes de durabilité sont passés de 90 % à 62 % dans le monde.

Pire, « beaucoup de produits de la mer commercialisés comme durables ne le sont pas », assènent les auteurs d’un article récent appelant à redéfinir la pêche durable. Publié dans une revue du journal Nature, ce texte est le fruit de deux ans de travaux menés par une trentaine de scientifiques.

 

Retrouvez la suite de cet article de Marion Perrier sur le site d’Alternatives Economiques.

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Eau minérale en bouteille : le modèle prend l’eau (Alternatives Economiques, juillet 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/eau-minerale-en-bouteille-le-modele-prend-leau-alternatives-economiques-juillet-2024/ Sun, 28 Jul 2024 15:36:57 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6305 Les contaminations bactériennes et chimiques des nappes, la pollution plastique et la diminution des ressources en eau compromettent la poursuite de l’activité des minéraliers. La production a fait pschitt. Après avoir détruit fin avril plus de deux millions de bouteilles de Perrier « par précaution » suite à la découverte de bactéries d’origine fécale dans ses captages, Nestlé Waters […]

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Les contaminations bactériennes et chimiques des nappes, la pollution plastique et la diminution des ressources en eau compromettent la poursuite de l’activité des minéraliers.

La production a fait pschitt. Après avoir détruit fin avril plus de deux millions de bouteilles de Perrier « par précaution » suite à la découverte de bactéries d’origine fécale dans ses captages, Nestlé Waters a confirmé que l’activité de deux de ses puits était suspendue pour une opération de désinfection.

Mi-juin, le groupe a dû reconnaître que, faute de volumes suffisants, il renonçait à commercialiser la fameuse eau pétillante en bouteilles d’un litre, au profit de formats plus petits. Un sérieux et énième accroc à l’image de marque des eaux minérales, dont les industriels – acteurs d’un marché mondial estimé à 270 milliards de dollars en 2021 – mettent en avant la pureté et les bénéfices pour la santé, à grand renfort d’images de montagnes ou de bébés joufflus.

Captées dans des nappes profondes, les eaux minérales sont supposées microbiologiquement saines, car à l’abri des pollutions. Elles tiennent leur richesse en minéraux et les vertus thérapeutiques associées de leur parcours dans le sol.

« L’eau s’enrichit dans l’encaissant qu’elle rencontre. Sa composition raconte son chemin sous terre », explique l’hydrologue Emma Haziza.

Pour être commercialisées sous la dénomination « eau minérale naturelle », leur teneur en minéraux doit être stable et les traitements qui leur sont appliqués limités.

Mais on sait que certains minéraliers ont eu recours à des traitements interdits pour faire face à la pollution de nappes […]

 

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Dénoncer les pesticides sans rompre avec le monde agricole : la voie étroite des « phyto-victimes » (Alternatives Economiques, mars 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/denoncer-les-pesticides-sans-rompre-avec-le-monde-agricole-la-voie-etroite-des-phyto-victimes-alternatives-economiques-mars-2024/ Fri, 08 Mar 2024 15:01:14 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6254 Si divers acteurs, plus critiques, ont contribué à sa création, la première association d’agriculteurs victimes des pesticides a trouvé sa voie dans une dénonciation mesurée de ces substances, sans remise en cause généralisée de leur usage. Le 19 mars 2011, l’association Phyto-victimes voit le jour, sur l’exploitation de Paul François, un céréalier charentais souffrant de troubles […]

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Si divers acteurs, plus critiques, ont contribué à sa création, la première association d’agriculteurs victimes des pesticides a trouvé sa voie dans une dénonciation mesurée de ces substances, sans remise en cause généralisée de leur usage.

Le 19 mars 2011, l’association Phyto-victimes voit le jour, sur l’exploitation de Paul François, un céréalier charentais souffrant de troubles neurologiques à la suite d’une intoxication à un herbicide. Une dizaine d’autres agriculteurs malades et des proches sont présents. Mais l’événement réunit aussi des militants de la cause environnementale, des journalistes travaillant sur les méfaits de l’agriculture intensive et un avocat.

Dans L’Agriculture empoisonnée. Le long combat des victimes des pesticides, publié en janvier (Presses de Sciences Po), les sociologues Jean-Noël Jouzel et Giovanni Prete reviennent sur le rôle « d’intermédiaires de la victimisation » que ces différents acteurs ont joué dans l’émergence de cette mobilisation d’agriculteurs a priori peu susceptibles de s’engager dans la dénonciation des méfaits des produits phytosanitaires.

Commencée en 2011, leur enquête analyse à la fois les conditions de création de cette mobilisation et celles qui lui ont permis de perdurer. Elle repose sur une centaine d’entretiens, réalisés avec des agriculteurs impliqués dans l’association comme avec les différents acteurs qui ont croisé sa route, et sur le suivi de différents moments de vie de l’association.

Leur récit montre combien rien ne prédisposait ses fondateurs à se revendiquer victimes des pesticides […]

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A l’Ouest, du (re)nouveau pour la consigne du verre et son réemploi (Alternatives Economiques, janvier 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/a-louest-du-renouveau-pour-la-consigne-du-verre-et-son-reemploi-alternatives-economiques-janvier-2024/ Tue, 30 Jan 2024 11:05:21 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6243 Près de Nantes, une association devenue entreprise tente de reconstruire la filière quasi-abandonnée de la collecte et du réemploi des contenants en verre. De l’extérieur, elle ressemble à une usine comme les autres. Mais le bâtiment de Bout’ à ’Bout, installé à Carquefou, près de Nantes, a une histoire singulière. En 2016, son propriétaire n’est encore qu’une […]

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Près de Nantes, une association devenue entreprise tente de reconstruire la filière quasi-abandonnée de la collecte et du réemploi des contenants en verre.

De l’extérieur, elle ressemble à une usine comme les autres. Mais le bâtiment de Bout’ à ’Bout, installé à Carquefou, près de Nantes, a une histoire singulière. En 2016, son propriétaire n’est encore qu’une association. En 2021, il se mue en entreprise afin de lever des fonds et financer cet investissement de 3 millions d’euros.

Depuis octobre 2023, l’usine peut trier, laver et contrôler plusieurs milliers de bouteilles par jour. Elle doit monter en puissance progressivement pour atteindre 5 millions de contenants traités en 2024 et jusqu’à 60 millions à terme. Un développement considérable alors que ces opérations portant jusqu’ici sur 700 000 bouteilles par an étaient auparavant sous-traitées.

Il s’agit aussi d’une bonne nouvelle pour l’environnement. Selon l’Ademe, réutiliser une bouteille permet d’économiser 79 % d’énergie, 77 % de COet 51 % d’eau par rapport à son recyclage. Le réemploi est avantageux à partir de deux à quatre utilisations du contenant, et ce même s’il parcourt jusqu’à 600 kilomètres pour être rempli de nouveau.

Sérieuse piste pour atteindre la fin des emballages plastique à usage unique prévue par la loi en 2040, le développement du réemploi du verre permet aussi « la réindustrialisation verte des territoires », souligne Célia Rennesson, du Réseau Vrac et Réemploi, qui fédère les entreprises du secteur.

Problème, la pratique et la filière de la consigne de verre se sont effondrées en France ces dernières décennies, sauf en Alsace, région où les acteurs sont restés mobilisés. Partout ailleurs, il faut tout reconstruire, comme chez Bout’ à ’Bout […]

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Photo de Andrew Seaman sur Unsplash

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En Bretagne, les fous de Bassan battent de l’aile (Libération, déc 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/en-bretagne-les-fous-de-bassan-battent-de-laile/ Fri, 08 Dec 2023 17:57:25 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6167 Les grands oiseaux marins ont été durement touchés l’an dernier par la grippe aviaire, qui a décimé presque la moitié de leur colonie sur l’île Rouzic. Ses gardiens appellent à s’interroger sur les ressorts de l’hécatombe et à élargir les espaces protégés. Le ballet est revenu, comme tous les ans. Incessant, fascinant, lancinant : des […]

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Les grands oiseaux marins ont été durement touchés l’an dernier par la grippe aviaire, qui a décimé presque la moitié de leur colonie sur l’île Rouzic. Ses gardiens appellent à s’interroger sur les ressorts de l’hécatombe et à élargir les espaces protégés.

Le ballet est revenu, comme tous les ans. Incessant, fascinant, lancinant : des centaines de fous de Bassan virevoltent continuellement aux abords de l’île Rouzic. Il y a ceux qui partent à la pêche, ceux qui en reviennent, et ceux qui tournoient tout simplement, tandis que des milliers de leurs congénères nichent en contrebas, sur les pentes abruptes de ce petit bout de terre, à l’extrémité est de l’archipel des Sept-Iles, à 5 km au large de Perros-Guirec, dans les Côtes-d’Armor.

Sur l’«île aux oiseaux», comme elle est surnommée par ici, ces grands volatiles marins, reconnaissables à leur plumage blanc éclatant et à leur tête jaunâtre, sont si nombreux, si concentrés et massés sur les flancs nord-ouest du rocher, qu’ils forment une tache laiteuse, bien visible depuis le continent. Un spectacle grandeur nature, immuable depuis des décennies, mais malmené : en 2022, la grippe aviaire a décimé la colonie, la seule de France. Des milliers d’oiseaux qui viennent se reproduire là chaque année, de fin janvier à octobre, fidèles à leur partenaire et à leur nid, ont été balayés : seuls 11 000 à 12 000 couples ont été recensés cette année, contre 19 000 les années précédentes.

«Avant, toute cette zone était couverte de points blancs», commente Armel Deniau, garde technicien de la réserve naturelle des Sept-Iles, en approchant Rouzic à bord d’un bateau pneumatique […]

Lire la suite de ce reportage d’Elodie Auffray sur le site de Libération.

Photo d’illustration : Image de wirestock sur Freepik

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Mobilités douces : au nord de Nantes, la volonté politique comme carburant (Alternatives économiques, Nov 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/au-nord-de-nantes-la-volonte-politique-comme-carburant/ Sat, 25 Nov 2023 18:33:26 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6154 [Comment sortir du tout-voiture] Métropoles, banlieues pavillonnaires, campagnes…, partout en France, des territoires tentent de réduire leur dépendance à la voiture individuelle. Un défi difficile à relever, mais pas impossible. La piste cyclable sillonne les abords du centre-ville, squatte ici un bout de trottoir, s’invite là sur la chaussée, traverse des lotissements et, tout à […]

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[Comment sortir du tout-voiture] Métropoles, banlieues pavillonnaires, campagnes…, partout en France, des territoires tentent de réduire leur dépendance à la voiture individuelle. Un défi difficile à relever, mais pas impossible.

La piste cyclable sillonne les abords du centre-ville, squatte ici un bout de trottoir, s’invite là sur la chaussée, traverse des lotissements et, tout à coup, débouche dans la campagne et longe des champs. Quelques parcelles plus loin, elle emprunte une petite route champêtre, désormais barrée de plots jaunes qui refoulent les voitures. Une voie royale pour les vélos, dans un décor peu commun pour ce genre d’équipements.

En 2022, 32 900 cyclistes ont emprunté cet itinéraire de 2,2 km qui dessert, depuis le centre, le plus gros hameau de Nort-sur-Erdre, une commune de 9 000 âmes située à une trentaine de kilomètres de  Nantes. C’est 12 % de plus qu’en 2021, l’année de sa mise en service.

« A notre échelle, c’est énorme. Ce n’est pas comme dans les grandes villes, où on peut voir quinze vélos d’un coup sur les pistes. Mais il y a un flux continu », se félicite Sylvain Lefeuvre, vice-­président délégué aux mobilités de la communauté de communes d’Erdre et Gesvres (CCEG), qui a porté l’aménagement, emblématique d’une politique volontariste pour atténuer la place de l’automobile.

Dans cette intercommunalité périurbaine, elle règne en maîtresse […]

 

Lire la suite de ce reportage d’Elodie Auffray sur le site d’Alternatives Economiques.

Photo d’illustration : Freepik

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Super-yachts, dégâts des eaux (We Demain, nov 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/super-yachts-degats-des-eaux-we-demain-novembre-2023/ Wed, 01 Nov 2023 09:26:54 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6173 Du confort, du luxe, et du clinquant. Bienvenus dans l’univers des super-yachts, ces bateaux géants ultra luxueux, sur lesquels des milliardaires se distraient à l’abri des regards en Méditerranée. Un marché qui explose, malgré son impact environnemental profond.   Ces dernières années, les ventes et locations de ces bateaux d’ultra-luxe ont battu tous les records. […]

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Du confort, du luxe, et du clinquant. Bienvenus dans l’univers des super-yachts, ces bateaux géants ultra luxueux, sur lesquels des milliardaires se distraient à l’abri des regards en Méditerranée. Un marché qui explose, malgré son impact environnemental profond.

 

Ces dernières années, les ventes et locations de ces bateaux d’ultra-luxe ont battu tous les records. Et ce, malgré les crises économiques ou la pandémie de la Covid-19, qui ont même renforcé ce marché : « les grandes fortunes se sont enrichies pendant la pandémie, et ont eu encore plus envie de profiter de la vie. Mués en palaces flottants, les yachts ont bravé les confinements. 900 superyachts ont éte? vendus en 2021, contre 500 généralement en une année. Les producteurs sont overbookés», résume Sam Tucker, de la socété de veille commerciale VesselsValue. Avec une course au gigantisme et au luxe : il faut désormais dépasser les 100 mètres de longueur, soit l’équivalent d’un terrain de rugby, pour épater la foule.Alors qu’on comptait environ 1 000 superyachts (supérieurs à 30 mètres) en 1988, trente ans plus tard, en 2018, leur nombre a quintuplé : ils sont près de 5 000 à longer nos côtes, principalement méditerranéennes.

Problème: ces bateaux ont un impact environnemental énorme. Il y a d’abord la pollution engendrée par les bateaux eux-mêmes, de l’extraction de matériaux de construction pour leur construction, à l’émission de CO2, etc. Ensuite, la pollution occasionnée par le comportement des plaisanciers ou leur mode de consommation (électricité, croisière d’un weekend, arrivée en hélicoptères ou en jet, etc). Enfin, il y les dégâts occasionnés par les ancres de ces yachts sur la posidonie, herbe «poumon» de la Méditerranée. « On tire le fil ténu du superyachting et c’est toute la pelote du capitalisme fossile qui se dévide », conclut Gre?gory Salle, sociologue et auteur de « Superyachts : luxe, calme et écocide ».

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C’est cette face cachée que je tente de raconter à travers cette enquête photographique, l’explosion du nombre de superyachts et de ce que ce phénomène dit de notre société : le creusement extrême des inégalités, avec de plus en plus de très pauvres d’un côté et de plus en plus de super-riches de l’autre. Et les conséquences de ce mode de consommation sur le climat. Ainsi, les 1 % les plus riches – ceux-là mêmes qui sont à l’origine du boom des superyachts depuis 10 ans – émettent 70 fois plus de CO2 que les 50 % les plus pauvres, selon le Global Inequality Lab. Au sein même des milliardaires, les plus émetteurs de CO2 ne sont pas les plus riches, mais ceux qui possèdent un yacht.Ces dernières années cependant, et à mesure que l’opinion publique prenait conscience de l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique et la perte de biodiversité, de nombreuses voix citoyennes s’élèvent pour metttre ce sujet hautement symbolique au coeur du débat public.

Cette enquête photographique a été réalisée avec le précieux soutien du Journalism Fund. Retrouvez le portfolio de Léonor Lumineau, fruit d’1,5 an d’enquête photographique, dans We Demain n°44. Un travail d’investigation mené grâce au soutien financier décisif du Journalism Fund.

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Aux côtés des sentinelles de l’eau de Loire-Atlantique (Ouest-France, juillet 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/aux-cotes-des-sentinelles-de-leau-de-loire-atlantique-ouest-france-juillet-2023/ Wed, 19 Jul 2023 10:10:08 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6128 Pendant l’été, les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) surveillent le niveau des cours d’eau du département de Loire-Atlantique. Leurs observations participent à déterminer la mise en place, ou non, de restrictions en période de sécheresse et de repérer les éventuelles infractions. Un mince filet d’eau qui se faufile entre les cailloux. Voilà […]

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Pendant l’été, les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) surveillent le niveau des cours d’eau du département de Loire-Atlantique. Leurs observations participent à déterminer la mise en place, ou non, de restrictions en période de sécheresse et de repérer les éventuelles infractions.

Un mince filet d’eau qui se faufile entre les cailloux. Voilà ce qu’est la Divatte, affluent de la Loire, en ce jeudi 13 juillet, à Barbechat (Loire-Atlantique). « On est proche de la rupture d’écoulement » : ne peut que constater Thierry Barberet, inspecteur environnement de l’Office français de la biodiversité (OFB).

En une vingtaine d’années de terrain, l’agent a eu le temps de voir évoluer les cours d’eau en Loire-Atlantique. Son constat est clair : « Les étiages sont de plus en plus longs : ils surviennent plus tôt et finissent plus tard. »

Quand l’eau stagne, la qualité dégringole

À ses côtés, Mathieu Bossis, chef de service départemental de l’OFB, prend des photos et quelques notes. Puis les agents remontent dans leur voiture, direction Le Landreau, pour aller voir le Gueubert, un autre ruisseau qui atterrit dans le marais de Goulaine.

Là, la route sépare deux portions du cours d’eau : en amont, de l’eau stagnante et en aval, quelques flaques d’eau au milieu des cailloux. Entre les deux, une petite butée, qui suffit à bloquer l’eau d’un côté. « Avec une eau stagnante, la qualité va vite se dégrader, car l’eau va concentrer plus de matière organique, la température va monter et l’oxygène diminuer », explique Mathieu Bossis.

Retrouvez la suite de ce reportage sur le site de Ouest-France. Publié avec un article expliquant comment sont pris les arrêtés sécheresse.

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Yeah yeah Yacht (Society, juillet 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/yeah-yeah-yacht-society-juillet-2023/ Sat, 01 Jul 2023 10:21:19 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6092 Du confort, du luxe, et du clinquant. Bienvenus dans l’univers des superyachts, sur lesquels des milliardaires se distraient aux quatre coins des mers du globe. Un marché qui explose, malgré son impact environnemental. Ces dernières années, les ventes et locations de ces bateaux d’ultra-luxe ont battu tous les records. Et ce, malgré les crises économiques […]

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Du confort, du luxe, et du clinquant. Bienvenus dans l’univers des superyachts, sur lesquels des milliardaires se distraient aux quatre coins des mers du globe. Un marché qui explose, malgré son impact environnemental.
Ces dernières années, les ventes et locations de ces bateaux d’ultra-luxe ont battu tous les records. Et ce, malgré les crises économiques ou la pandémie de la Covid-19, qui ont même renforcé ce marché : « les grandes fortunes se sont enrichies pendant la pandémie, et ont eu encore plus envie de profiter de la vie. Mués en palaces flottants, les yachts ont bravé les confinements. 900 superyachts ont éte? vendus en 2021, contre 500 généralement en une année. Les producteurs sont overbookés», résume Sam Tucker, de la socété de veille commerciale VesselsValue. Avec une course au gigantisme et au luxe : il faut désormais dépasser les 100 mètres de longueur, soit l’équivalent d’un terrain de rugby, pour épater la foule.
Alors qu’on comptait environ 1 000 superyachts (supérieurs à 30 mètres) en 1988, trente ans plus tard, en 2018, leur nombre a quintuplé : ils sont près de 5 000 à longer nos côtes, principalement méditerranéennes.Problème: ces bateaux ont un impact environnemental énorme. Il y a d’abord la pollution engendrée par les bateaux eux-mêmes, de l’extraction de matériaux de construction pour leur construction, à l’émission de CO2, etc. Ensuite, la pollution occasionnée par le comportement des plaisanciers ou leur mode de consommation (électricité, croisière d’un weekend, arrivée en hélicoptères ou en jet, etc). Enfin, il y les dégâts occasionnés par les ancres de ces yachts sur la posidonie, herbe «poumon» de la Méditerranée. « On tire le fil ténu du superyachting et c’est toute la pelote du capitalisme fossile qui se dévide », conclut Gre?gory Salle, sociologue et auteur de « Superyachts : luxe, calme et écocide ».
C’est cette face cachée que je tente de raconter à travers cette enquête photographique, l’explosion du nombre de superyachts et de ce que ce phénomène dit de notre société : le creusement extrême des inégalités, avec de plus en plus de très pauvres d’un côté et de plus en plus de super-riches de l’autre. Et les conséquences de ce mode de consommation sur le climat. Ainsi, les 1 % les plus riches – ceux-là mêmes qui sont à l’origine du boom des superyachts depuis 10 ans – émettent 70 fois plus de CO2 que les 50 % les plus pauvres, selon le Global Inequality Lab. Au sein même des milliardaires, les plus émetteurs de CO2 ne sont pas les plus riches, mais ceux qui possèdent un yacht.
Ces dernières années cependant, et à mesure que l’opinion publique prenait conscience de l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique et la perte de biodiversité, de nombreuses voix citoyennes s’élèvent pour metttre ce sujet hautement symbolique au coeur du débat public.
Retrouvez cette enquête photographique pfinancée par une bourse du JournalismFund dans les magazines respectivement français et italien Society de juillet 2023 et Internazionale de septembre 2023, ou sur l’agence Hans Lucas qui distribue les photographies de Léonor Lumineau.

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En Loire-Atlantique, l’eau devient rare et on en consomme plus (Ouest-France, mars 2023) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/en-loire-atlantique-leau-devient-rare-et-on-en-consomme-plus-ouest-france-mars-2023/ Thu, 30 Mar 2023 15:05:18 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6116 Avec le changement climatique, le territoire voit ses ressources en eau menacées. D’où l’impérieuse nécessité de l’économiser, et pas seulement en situation de crise. Dans un département régulièrement arrosé par la brume océanique et gorgé d’eau, avec ses éponges que sont les zones humides, on pensait qu’elle ne manquerait jamais. Et pourtant, il faut se […]

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Avec le changement climatique, le territoire voit ses ressources en eau menacées. D’où l’impérieuse nécessité de l’économiser, et pas seulement en situation de crise.

Dans un département régulièrement arrosé par la brume océanique et gorgé d’eau, avec ses éponges que sont les zones humides, on pensait qu’elle ne manquerait jamais. Et pourtant, il faut se rendre à l’évidence.

L’été dernier, l’eau s’est faite cruellement rare en Loire-Atlantique. On a vu des bras de la Loire à sec, sans vie, ce fleuve dont dépend le territoire pour l’eau potable. Cet hiver, rebelote : en février, en pleine période de recharge, la Loire s’est retrouvée avec un débit de juin. Les nappes souterraines aussi tirent la langue.

Ces sécheresses à répétition sont appelées à se reproduire dans les années qui viennent et de manière plus intense, selon les scientifiques. Autrement dit : avec le changement climatique, nous allons devoir apprendre à vivre avec moins d’eau, à la partager davantage, à la protéger beaucoup plus. Des défis gigantesques, aux enjeux multiples dans un département où nous sommes toujours plus nombreux.

Des solutions existent déjà. Elles s’imposeront bientôt à tous. Tout comme un changement profond de nos modes de vie pour réduire nos émissions polluantes et éviter que la situation ne s’aggrave encore plus.

La série d’articles Vivre avec moins d’eau est parue sur 4 jours dans l’édition Loire-Atlantique de Ouest-France en mars 2023. Impulsé par Hélène Bielak, ce travail collectif a mobilisé une dizaine de journalistes des rédactions de Loire-Atlantique.

Retrouvez les articles d’Hélène Bielak de cette série sur le site de Ouest-France :

 

Photo d’illustration : Image de kamchatka sur Freepik

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