Les contaminations bactériennes et chimiques des nappes, la pollution plastique et la diminution des ressources en eau compromettent la poursuite de l’activité des minéraliers.
La production a fait pschitt. Après avoir détruit fin avril plus de deux millions de bouteilles de Perrier « par précaution » suite à la découverte de bactéries d’origine fécale dans ses captages, Nestlé Waters a confirmé que l’activité de deux de ses puits était suspendue pour une opération de désinfection.
Mi-juin, le groupe a dû reconnaître que, faute de volumes suffisants, il renonçait à commercialiser la fameuse eau pétillante en bouteilles d’un litre, au profit de formats plus petits. Un sérieux et énième accroc à l’image de marque des eaux minérales, dont les industriels – acteurs d’un marché mondial estimé à 270 milliards de dollars en 2021 – mettent en avant la pureté et les bénéfices pour la santé, à grand renfort d’images de montagnes ou de bébés joufflus.
Captées dans des nappes profondes, les eaux minérales sont supposées microbiologiquement saines, car à l’abri des pollutions. Elles tiennent leur richesse en minéraux et les vertus thérapeutiques associées de leur parcours dans le sol.
« L’eau s’enrichit dans l’encaissant qu’elle rencontre. Sa composition raconte son chemin sous terre », explique l’hydrologue Emma Haziza.
Pour être commercialisées sous la dénomination « eau minérale naturelle », leur teneur en minéraux doit être stable et les traitements qui leur sont appliqués limités.
Mais on sait que certains minéraliers ont eu recours à des traitements interdits pour faire face à la pollution de nappes […]
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