Eau minérale en bouteille : le modèle prend l’eau (Alternatives Economiques, juillet 2024)

Les contaminations bactériennes et chimiques des nappes, la pollution plastique et la diminution des ressources en eau compromettent la poursuite de l’activité des minéraliers.

La production a fait pschitt. Après avoir détruit fin avril plus de deux millions de bouteilles de Perrier « par précaution » suite à la découverte de bactéries d’origine fécale dans ses captages, Nestlé Waters a confirmé que l’activité de deux de ses puits était suspendue pour une opération de désinfection.

Mi-juin, le groupe a dû reconnaître que, faute de volumes suffisants, il renonçait à commercialiser la fameuse eau pétillante en bouteilles d’un litre, au profit de formats plus petits. Un sérieux et énième accroc à l’image de marque des eaux minérales, dont les industriels – acteurs d’un marché mondial estimé à 270 milliards de dollars en 2021 – mettent en avant la pureté et les bénéfices pour la santé, à grand renfort d’images de montagnes ou de bébés joufflus.

Captées dans des nappes profondes, les eaux minérales sont supposées microbiologiquement saines, car à l’abri des pollutions. Elles tiennent leur richesse en minéraux et les vertus thérapeutiques associées de leur parcours dans le sol.

« L’eau s’enrichit dans l’encaissant qu’elle rencontre. Sa composition raconte son chemin sous terre », explique l’hydrologue Emma Haziza.

Pour être commercialisées sous la dénomination « eau minérale naturelle », leur teneur en minéraux doit être stable et les traitements qui leur sont appliqués limités.

Mais on sait que certains minéraliers ont eu recours à des traitements interdits pour faire face à la pollution de nappes […]

 

Retrouvez la suite de cet article de Marion Perrier sur le site d’Alternatives Economiques.

suivez-nous