Ris-Orangis, Saint-Ouen, Dijon, Montpellier… plusieurs municipalités ont adopté des plans d’action en vue d’apporter des réponses, encore modestes, aux problématiques spécifiques rencontrées par les familles monoparentales.
En mai 2024, la ville de Ris-Orangis, dans l’Essonne, fait date en créant un statut communal pour les familles monoparentales, soit 21 nouveaux droits dans des domaines variés. « Cela change la donne d’avoir des interlocuteurs dédiés et de savoir qu’il n’y a pas de déni de notre situation », apprécie Alice*, qui élève seule sa fille de 3 ans.
Décrivant le bonheur de leur relation privilégiée, la quadragénaire raconte la nécessité d’une organisation au cordeau, le poids d’assumer seule chaque décision mais aussi le sentiment que sa structure familiale n’est tout simplement pas reconnue par certaines administrations.
A l’image de Ris-Orangis, plusieurs villes se sont récemment emparées de la question de la monoparentalité, jusque-là plutôt peu visible dans leurs politiques. Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, a annoncé en mai 2024 dix mesures pour améliorer la qualité de vie des familles concernées, Montpellier, dans l’Hérault, a adopté une directive-cadre sur le sujet en juillet de la même année. A Dijon, en Côte-d’Or, une délibération a été votée en conseil municipal en juin dernier, tandis que Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, et Paris peaufinent des plans d’action dédiés.
« Tous les territoires sont confrontés à la hausse du nombre de familles monoparentales. Certaines villes mettent en avant un plan global pour répondre à leurs besoins mais d’autres apportent des réponses sans que cela ne soit labellisé comme tel », constate Daniel Cornalba, coprésident du groupe de travail sur la petite enfance à l’Association des maires de France.
Mesures hétéroclites
Les familles monoparentales représentent un quart des familles au niveau national, mais 31 % à Ris-Orangis, 35 % à Dijon et même 40 % à Montpellier. Ce constat, associé à la prise de conscience de certaines de leurs fragilités rendues visibles par plusieurs rapports sénatoriaux en 2024 et grâce au travail de collectifs, est à l’origine de la mobilisation de communes.
Confrontées à une difficulté accrue pour concilier vie professionnelle et personnelle, les familles monoparentales, dont 82 % ont une femme à leur tête, sont en effet plus vulnérables face au chômage, surreprésentées dans les emplois précaires, surexposées à la pauvreté ou à l’isolement […]
Types de mesures mises en place par les villes, impact pour les familles, limites de ces politiques… Retrouvez la suite de cet article de Marion Perrier sur le site d’Alternatives Economiques.







