A partir d’observations ethnographiques, des sociologues montrent l’existence d’une violence spécifique au monde médical, qui s’exerce davantage sur les patients racisés et les plus éloignés socialement des médecins.
On peut à la fois vouloir soigner et être violent. Les femmes, qui dénoncent depuis quelques années maintenant le sexisme et la brutalité auxquelles elles peuvent être confrontées au cours de leur suivi gynécologique et obstétrical, ne le savent que trop bien. Mais au-delà de ce domaine spécifique, ces violences ont été peu étudiées en tant que telles.
Pourtant « il existe une violence spécifique qui se déploie dans les différents domaines de la santé sans être le simple reflet des rapports de pouvoir (la violence de genre, de classe, de race, etc…). », écrivent Raphaël Perrin, Pierre Robicquet et Lucile Ruault en introduction d’un dossier consacré au sujet dans le dernier numéro de la revue Genèses.
Les violences médicales s’inscrivent, selon les chercheurs, dans un continuum : présentes de façon imperceptible dans des actes banals aussi bien que dans des pratiques transgressant les normes légales et professionnelles, dans des pressions psychologiques, des contraintes physiques et des violences symboliques […]
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