A l’origine des premières victoires, la CFDT s’organise pour accompagner les femmes souhaitant faire reconnaître le lien entre leurs horaires et conditions de travail et la survenue de leur cancer du sein. En ligne de mire, l’amélioration de la prévention et l’espoir d’un tableau de maladie professionnelle.
Ce fut « une longue bataille », pour Marie-Claude Weyandt, ancienne aide-soignante à l’hôpital de Freyming-Melerbach (Moselle). En mai 2025, le tribunal judiciaire de Metz a reconnu l’origine professionnelle du cancer du sein dont elle a souffert, en lien avec ses 850 gardes de nuits et son exposition aux rayonnements ionisants. Deux comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles (C2RMP) avaient dénié cette reconnaissance. « J’espère que cette décision va ouvrir la porte pour d’autres femmes », confie la sexagénaire.
Pour l’obtenir, elle a dû éplucher ses fiches de paie et récolter des témoignages d’anciennes collègues racontant les radiographies effectuées juste à côté d’elles, sans protection, en pédiatrie ou en soins intensifs. C’est Josiane Clavelin, à l’origine d’une action initiée sur le sujet en 2018 par la CFDT des mineurs du Grand Est qui, en 2021, l’a convaincue, avec d’autres, de déposer un dossier de reconnaissance de maladie professionnelle.
A ce jour, elles sont au moins 16 femmes en France à l’avoir obtenue […]
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