Marion Perrier – La Fourmilière https://www.collectif-lafourmiliere.fr Site du collectif indépendant de journalistes La Fourmilière Tue, 16 Dec 2025 08:37:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.5 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/wp-content/uploads/2022/07/cropped-fourmiliere-favicon-32x32.png Marion Perrier – La Fourmilière https://www.collectif-lafourmiliere.fr 32 32 Les villes peuvent-elles changer la vie des parents solo ? (Alternatives Economiques, novembre 2025) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/les-villes-peuvent-elles-changer-la-vie-des-parents-solo-alternatives-economiques-novembre-2025/ Mon, 15 Dec 2025 17:12:25 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6322 Ris-Orangis, Saint-Ouen, Dijon, Montpellier… plusieurs municipalités ont adopté des plans d’action en vue d’apporter des réponses, encore modestes, aux problématiques spécifiques rencontrées par les familles monoparentales. En mai 2024, la ville de Ris-Orangis, dans l’Essonne, fait date en créant un statut communal pour les familles monoparentales, soit 21 nouveaux droits dans des domaines variés. « Cela change la donne […]

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Ris-Orangis, Saint-Ouen, Dijon, Montpellier… plusieurs municipalités ont adopté des plans d’action en vue d’apporter des réponses, encore modestes, aux problématiques spécifiques rencontrées par les familles monoparentales.

En mai 2024, la ville de Ris-Orangis, dans l’Essonne, fait date en créant un statut communal pour les familles monoparentales, soit 21 nouveaux droits dans des domaines variés. « Cela change la donne d’avoir des interlocuteurs dédiés et de savoir qu’il n’y a pas de déni de notre situation », apprécie Alice*, qui élève seule sa fille de 3 ans.

Décrivant le bonheur de leur relation privilégiée, la quadragénaire raconte la nécessité d’une organisation au cordeau, le poids d’assumer seule chaque décision mais aussi le sentiment que sa structure familiale n’est tout simplement pas reconnue par certaines administrations.

A l’image de Ris-Orangis, plusieurs villes se sont récemment emparées de la question de la monoparentalité, jusque-là plutôt peu visible dans leurs politiques. Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, a annoncé en mai 2024 dix mesures pour améliorer la qualité de vie des familles concernées, Montpellier, dans l’Hérault, a adopté une directive-­cadre sur le sujet en juillet de la même année. A Dijon, en Côte-d’Or, une délibération a été votée en conseil municipal en juin dernier, tandis que Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, et Paris peaufinent des plans d’action dédiés.

« Tous les territoires sont confrontés à la hausse du nombre de familles monoparentales. Certaines villes mettent en avant un plan global pour répondre à leurs besoins mais d’autres apportent des réponses sans que cela ne soit labellisé comme tel », constate Daniel Cornalba, ­co­président du groupe de travail sur la petite enfance à l’Association des maires de France.

Mesures hétéroclites

Les familles monoparentales représentent un quart des familles au niveau national, mais 31 % à Ris-Orangis, 35 % à Dijon et même 40 % à Montpellier. Ce constat, associé à la prise de conscience de certaines de leurs fragilités rendues visibles par plusieurs rapports sénatoriaux en 2024 et grâce au travail de collectifs, est à l’origine de la mobilisation de communes.

Confrontées à une difficulté accrue pour concilier vie professionnelle et personnelle, les familles monoparentales, dont 82 % ont une femme à leur tête, sont en effet plus vulnérables face au chômage, surreprésentées dans les emplois précaires, surexposées à la pauvreté ou à l’isolement […]

Types de mesures mises en place par les villes, impact pour les familles, limites de ces politiques… Retrouvez la suite de cet article de Marion Perrier sur le site d’Alternatives Economiques

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Les éleveurs de froment du Léon comptent sur le beurre (Libération, octobre 2025) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/les-eleveurs-de-froment-du-leon-comptent-sur-le-beurre-liberation-octobre-2025/ Tue, 02 Dec 2025 17:22:53 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6314 En Bretagne, quelques paysans beurriers fabriquent des mottes d’exception grâce au lait d’une race locale menacée, contribuant ainsi à la sauvegarder.  Soudain, les grains de beurre jaune d’or apparaissent, fruits d’une réaction purement mécanique et pourtant magique. Il y a encore une heure, c’est une crème onctueuse qui emplissait la baratte en inox du petit […]

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En Bretagne, quelques paysans beurriers fabriquent des mottes d’exception grâce au lait d’une race locale menacée, contribuant ainsi à la sauvegarder. 

Soudain, les grains de beurre jaune d’or apparaissent, fruits d’une réaction purement mécanique et pourtant magique. Il y a encore une heure, c’est une crème onctueuse qui emplissait la baratte en inox du petit labo de transformation de Stéphane Terlet, à la tête de la ferme Couleur Froment, dans les Côtes-d’Armor. Récupérée par l’écrémage du lait cru dès la traite, elle a été laissée quelques jours à maturer en chambre froide, pour permettre aux ferments qui y ont été ajoutés de prospérer. «C’est ce qui permet aux arômes de se développer», explique le quinquagénaire qui, comme le lait sur le feu, surveille la crème en sa baratte. Le battage vigoureux des pales de la machine y fait éclater les globules gras de la crème qui petit à petit s’agglomèrent et se séparent du lait ribot ou babeurre.

Une fois celui-ci évacué, le paysan beurrier, armé de spatules, malaxe les grains dorés afin d’obtenir une pâte homogène, qu’il sale légèrement, «juste pour sublimer le goût». Puis, à l’aide de moules en bois, il forme une à une de petites mottes rondes ou en cœurs, ornées de délicats décors. «Bien présenter le produit est une façon de valoriser mon travail», souligne cet artisan sensible et minutieux.

Son beurre est singulier. Sa couleur d’abord détonne : un jaune prononcé penchant vers l’orangé. Onctueux en bouche, il nappe durablement le palais et dégage de doux arômes de crème associés à des notes herbacées, de foin et de noisette. Ces caractéristiques sont en partie liées aux vaches de Stéphane Terlet : seize froment du Léon, une race ancienne née sur la côte nord bretonne, entre Paimpol et Saint-Brieuc […]

Découvrez la suite de ce reportage de Marion Perrier dans le Libé du 31 octobre 2025 et sur son site.

 

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Cancer du sein : après les premières reconnaissances, le combat se structure (Santé & Travail, octobre 2025) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/cancer-du-sein-apres-les-premieres-reconnaissances-le-combat-se-structure-sante-travail-octobre-2025/ Mon, 01 Dec 2025 11:16:19 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6311 A l’origine des premières victoires, la CFDT s’organise pour accompagner les femmes souhaitant faire reconnaître le lien entre leurs horaires et conditions de travail et la survenue de leur cancer du sein. En ligne de mire, l’amélioration de la prévention et l’espoir d’un tableau de maladie professionnelle. Ce fut « une longue bataille », pour […]

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A l’origine des premières victoires, la CFDT s’organise pour accompagner les femmes souhaitant faire reconnaître le lien entre leurs horaires et conditions de travail et la survenue de leur cancer du sein. En ligne de mire, l’amélioration de la prévention et l’espoir d’un tableau de maladie professionnelle.

Ce fut « une longue bataille », pour Marie-Claude Weyandt, ancienne aide-soignante à l’hôpital de Freyming-Melerbach (Moselle). En mai 2025, le tribunal judiciaire de Metz a reconnu l’origine professionnelle du cancer du sein dont elle a souffert, en lien avec ses 850 gardes de nuits et son exposition aux rayonnements ionisants. Deux comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles (C2RMP) avaient dénié cette reconnaissance. « J’espère que cette décision va ouvrir la porte pour d’autres femmes », confie la sexagénaire.

Pour l’obtenir, elle a dû éplucher ses fiches de paie et récolter des témoignages d’anciennes collègues racontant les radiographies effectuées juste à côté d’elles, sans protection, en pédiatrie ou en soins intensifs. C’est Josiane Clavelin, à l’origine d’une action initiée sur le sujet en 2018 par la CFDT des mineurs du Grand Est qui, en 2021, l’a convaincue, avec d’autres, de déposer un dossier de reconnaissance de maladie professionnelle.

A ce jour, elles sont au moins 16 femmes en France à l’avoir obtenue […]

Retrouvez la suite de cet article de Marion Perrier sur le site du magazine Santé & Travail.

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L’amiante à l’école, une urgence négligée par les pouvoirs publics (Alternatives Economiques, novembre 2025) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/lamiante-a-lecole-une-urgence-negligee-par-les-pouvoirs-publics-alternatives-economiques-novembre-2025/ Thu, 20 Nov 2025 16:25:39 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6302 Des matériaux amiantés sont présents dans de très nombreuses écoles, collèges et lycées. Faute d’information et d’application des mesures de prévention, ils mettent en danger la santé des personnels et des élèves. L’initiative est inédite. Ce mercredi 19 novembre, sept organisations syndicales de l’éducation et de la fonction publique, trois associations de victimes de l’amiante, la Fédération des […]

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Des matériaux amiantés sont présents dans de très nombreuses écoles, collèges et lycées. Faute d’information et d’application des mesures de prévention, ils mettent en danger la santé des personnels et des élèves.

L’initiative est inédite. Ce mercredi 19 novembre, sept organisations syndicales de l’éducation et de la fonction publique, trois associations de victimes de l’amiante, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) des Bouches-du-Rhône et une cinquantaine de personnes ont déposé plainte contre X à Marseille, pour mise en danger de la vie d’autrui en raison de leur exposition à l’amiante dans les établissements scolaires du département.

Cette nouvelle étape fait suite à plusieurs mobilisations sous l’impulsion notamment de l’association des victimes de l’amiante dans les locaux de l’éducation nationale des Bouches-du-Rhône (Avalé 13). Ce collectif né en 2019 entend dénoncer la présence de ce minéral dangereux dans les bâtiments scolaires, ainsi qu’informer, former et accompagner les victimes, souvent exposées sans le savoir.

Aujourd’hui à la retraite, Louise* se souvient ainsi avoir baladé sa boîte à outils dans une école du nord de Marseille, où elle a voulu exercer dans les années 1990 et 2000. Elle y a percé des trous pour installer des étagères, a aménagé et tâché d’embellir les salles, ignorant que les murs et les sols contenaient de l’amiante.

Interdit depuis 1997, ce matériau a été massivement utilisé jusque-là, dans les flocages, les dalles de sol, les faux plafonds, l’isolation des tuyauteries des bâtiments. En se dégradant, l’amiante libère des fibres volatiles invisibles dont l’inhalation ou l’ingestion peut provoquer des maladies comme les plaques pleurales, le mésothéliome (un cancer de la plèvre), des cancers du poumon mais aussi des ovaires ou du larynx. C’est un cancérogène dit sans seuil : le danger existe quelle que soit la quantité de fibres […]

 

Retrouvez la suite de cet article sur le site d’Alternatives Economiques.

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Les jeunes meurent de plus en plus au travail, et ce n’est pas un hasard (Alternatives Economiques, octobre 2025) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/les-jeunes-meurent-de-plus-en-plus-au-travail-et-ce-nest-pas-un-hasard-alternatives-economiques-octobre-2025/ Sun, 16 Nov 2025 08:27:00 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6325 Le manque de formation à la prévention des risques est souvent invoqué dans les accidents mortels impliquant des jeunes, stagiaires ou apprentis. Mais ce n’est pas la seule explication. Le 13 septembre, une marche blanche était organisée en mémoire de Matis, mort en travaillant, enseveli sous du goudron brûlant. Il avait 19 ans. Début juillet, un stagiaire […]

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Le manque de formation à la prévention des risques est souvent invoqué dans les accidents mortels impliquant des jeunes, stagiaires ou apprentis. Mais ce n’est pas la seule explication.

Le 13 septembre, une marche blanche était organisée en mémoire de Matis, mort en travaillant, enseveli sous du goudron brûlant. Il avait 19 ans. Début juillet, un stagiaire de 16 ans est mort heurté par le godet d’un engin agricole sur une exploitation du Maine-et-Loire.

En juin, une jeune femme de 19 ans en stage dans une ferme corrézienne est décédée après avoir été percutée par un taureau tandis que dans la Manche, Axel, un stagiaire de 16 ans, était écrasé par une palette au cours d’un déchargement de marchandises.

En mai, Lucas, 17 ans, a reçu une poutre métallique sur le corps dans une usine. Il en est mort, quelques jours avant de passer son bac pro. Fin avril, Lorenzo, un apprenti maçon, est décédé à 15 ans, percuté par une pelleteuse sur un chantier.

Ces drames interrogent. Avec 3,49 accidents du travail mortels pour 100 000 travailleurs en 2022, tous âges confondus, la France figure parmi les plus mauvais élèves de l’Europe en la matière. Par rapport à 2021, elle perd même deux places pour se retrouver à l’avant-dernière position, Malte fermant la marche.

Dans l’Hexagone, la fréquence des accidents du travail est 2,5 fois plus importante chez les jeunes. En 2023, 33 décès de salariés de moins de 25 ans ont été enregistrés par le régime général de la Sécurité sociale, qui fait état dans son rapport annuel de 28 morts en 2019 pour cette catégorie d’âge. Si les chiffres ne sont pas publiés avant cette période, le nombre de décès parmi les jeunes ne s’améliore pas depuis lors : 20 en 2020, année du Covid, mais 29 en 2021 et 36 en 2022.

[…]

Manque de formation, précarité, réglementation assouplie et défaut de sanctions, retrouvez les explications à ce phénomène dans la suite de l’article de Marion Perrier, sur le site d’Alternatives Economiques

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Violences médicales : les conditions de travail n’expliquent pas tout (Alternatives Economiques, août 2025) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/violences-medicales-les-conditions-de-travail-nexpliquent-pas-tout-alternatives-economiques-aout-2025/ Mon, 15 Sep 2025 16:05:55 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6318 A partir d’observations ethnographiques, des sociologues montrent l’existence d’une violence spécifique au monde médical, qui s’exerce davantage sur les patients racisés et les plus éloignés socialement des médecins. On peut à la fois vouloir soigner et être violent. Les femmes, qui dénoncent depuis quelques années maintenant le sexisme et la brutalité auxquelles elles peuvent être confrontées […]

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A partir d’observations ethnographiques, des sociologues montrent l’existence d’une violence spécifique au monde médical, qui s’exerce davantage sur les patients racisés et les plus éloignés socialement des médecins.

On peut à la fois vouloir soigner et être violent. Les femmes, qui dénoncent depuis quelques années maintenant le sexisme et la brutalité auxquelles elles peuvent être confrontées au cours de leur suivi gynécologique et obstétrical, ne le savent que trop bien. Mais au-delà de ce domaine spécifique, ces violences ont été peu étudiées en tant que telles.

Pourtant « il existe une violence spécifique qui se déploie dans les différents domaines de la santé sans être le simple reflet des rapports de pouvoir (la violence de genre, de classe, de race, etc…). », écrivent Raphaël Perrin, Pierre Robicquet et Lucile Ruault en introduction d’un dossier consacré au sujet dans le dernier numéro de la revue Genèses.

Les violences médicales s’inscrivent, selon les chercheurs, dans un continuum : présentes de façon imperceptible dans des actes banals aussi bien que dans des pratiques transgressant les normes légales et professionnelles, dans des pressions psychologiques, des contraintes physiques et des violences symboliques […]

 

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La pêche « durable », un concept en voie d’épuisement (Alternatives Economiques, novembre 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/la-peche-durable-un-concept-en-voie-depuisement-alternatives-economiques-novembre-2024/ Tue, 19 Nov 2024 10:51:23 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6308 Des scientifiques pointent les lacunes de la gestion actuelle de la pêche, et proposent de redéfinir les normes de sa durabilité en veillant à préserver aussi bien la ressource que ses bénéfices pour les populations. « Satisfaire les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins » : ainsi les Nations […]

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Des scientifiques pointent les lacunes de la gestion actuelle de la pêche, et proposent de redéfinir les normes de sa durabilité en veillant à préserver aussi bien la ressource que ses bénéfices pour les populations.

« Satisfaire les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins » : ainsi les Nations unies avaient-elles défini la notion de durabilité en 1987. En matière de pêche, force est de constater que le modèle de gestion actuel ne répond pas à cet enjeu.

Au contraire, celle-ci est reconnue par l’IPBES, la plateforme intergouvernementale scientifique sur la biodiversité, comme la principale cause de destruction de l’océan. Entre 1974 et 2021, les stocks de poissons exploités selon les principes de durabilité sont passés de 90 % à 62 % dans le monde.

Pire, « beaucoup de produits de la mer commercialisés comme durables ne le sont pas », assènent les auteurs d’un article récent appelant à redéfinir la pêche durable. Publié dans une revue du journal Nature, ce texte est le fruit de deux ans de travaux menés par une trentaine de scientifiques.

 

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Eau minérale en bouteille : le modèle prend l’eau (Alternatives Economiques, juillet 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/eau-minerale-en-bouteille-le-modele-prend-leau-alternatives-economiques-juillet-2024/ Sun, 28 Jul 2024 15:36:57 +0000 https://www.collectif-lafourmiliere.fr/?p=6305 Les contaminations bactériennes et chimiques des nappes, la pollution plastique et la diminution des ressources en eau compromettent la poursuite de l’activité des minéraliers. La production a fait pschitt. Après avoir détruit fin avril plus de deux millions de bouteilles de Perrier « par précaution » suite à la découverte de bactéries d’origine fécale dans ses captages, Nestlé Waters […]

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Les contaminations bactériennes et chimiques des nappes, la pollution plastique et la diminution des ressources en eau compromettent la poursuite de l’activité des minéraliers.

La production a fait pschitt. Après avoir détruit fin avril plus de deux millions de bouteilles de Perrier « par précaution » suite à la découverte de bactéries d’origine fécale dans ses captages, Nestlé Waters a confirmé que l’activité de deux de ses puits était suspendue pour une opération de désinfection.

Mi-juin, le groupe a dû reconnaître que, faute de volumes suffisants, il renonçait à commercialiser la fameuse eau pétillante en bouteilles d’un litre, au profit de formats plus petits. Un sérieux et énième accroc à l’image de marque des eaux minérales, dont les industriels – acteurs d’un marché mondial estimé à 270 milliards de dollars en 2021 – mettent en avant la pureté et les bénéfices pour la santé, à grand renfort d’images de montagnes ou de bébés joufflus.

Captées dans des nappes profondes, les eaux minérales sont supposées microbiologiquement saines, car à l’abri des pollutions. Elles tiennent leur richesse en minéraux et les vertus thérapeutiques associées de leur parcours dans le sol.

« L’eau s’enrichit dans l’encaissant qu’elle rencontre. Sa composition raconte son chemin sous terre », explique l’hydrologue Emma Haziza.

Pour être commercialisées sous la dénomination « eau minérale naturelle », leur teneur en minéraux doit être stable et les traitements qui leur sont appliqués limités.

Mais on sait que certains minéraliers ont eu recours à des traitements interdits pour faire face à la pollution de nappes […]

 

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Dénoncer les pesticides sans rompre avec le monde agricole : la voie étroite des « phyto-victimes » (Alternatives Economiques, mars 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/denoncer-les-pesticides-sans-rompre-avec-le-monde-agricole-la-voie-etroite-des-phyto-victimes-alternatives-economiques-mars-2024/ Fri, 08 Mar 2024 15:01:14 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6254 Si divers acteurs, plus critiques, ont contribué à sa création, la première association d’agriculteurs victimes des pesticides a trouvé sa voie dans une dénonciation mesurée de ces substances, sans remise en cause généralisée de leur usage. Le 19 mars 2011, l’association Phyto-victimes voit le jour, sur l’exploitation de Paul François, un céréalier charentais souffrant de troubles […]

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Si divers acteurs, plus critiques, ont contribué à sa création, la première association d’agriculteurs victimes des pesticides a trouvé sa voie dans une dénonciation mesurée de ces substances, sans remise en cause généralisée de leur usage.

Le 19 mars 2011, l’association Phyto-victimes voit le jour, sur l’exploitation de Paul François, un céréalier charentais souffrant de troubles neurologiques à la suite d’une intoxication à un herbicide. Une dizaine d’autres agriculteurs malades et des proches sont présents. Mais l’événement réunit aussi des militants de la cause environnementale, des journalistes travaillant sur les méfaits de l’agriculture intensive et un avocat.

Dans L’Agriculture empoisonnée. Le long combat des victimes des pesticides, publié en janvier (Presses de Sciences Po), les sociologues Jean-Noël Jouzel et Giovanni Prete reviennent sur le rôle « d’intermédiaires de la victimisation » que ces différents acteurs ont joué dans l’émergence de cette mobilisation d’agriculteurs a priori peu susceptibles de s’engager dans la dénonciation des méfaits des produits phytosanitaires.

Commencée en 2011, leur enquête analyse à la fois les conditions de création de cette mobilisation et celles qui lui ont permis de perdurer. Elle repose sur une centaine d’entretiens, réalisés avec des agriculteurs impliqués dans l’association comme avec les différents acteurs qui ont croisé sa route, et sur le suivi de différents moments de vie de l’association.

Leur récit montre combien rien ne prédisposait ses fondateurs à se revendiquer victimes des pesticides […]

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Médias : les recettes de l’indépendance (Alternatives Economiques, mars 2024) https://www.collectif-lafourmiliere.fr/medias-les-recettes-de-lindependance-alternatives-economiques-mars-2024/ Fri, 08 Mar 2024 14:47:21 +0000 https://staging2.flowragency.be/?p=6251 Pour garantir une liberté d’information, ne pas dépendre d’actionnaires ou de financements publics ou publicitaires, des médias expérimentent différentes formes juridiques et modèles économiques. Ils s’appellent Disclose, Splann, Vert, La Déferlante, Rue89Lyon ou Le Crestois. Nés ou relancés récemment, ils témoignent d’un bouillonnement du côté des médias qui revendiquent leur indépendance éditoriale et tentent de […]

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Pour garantir une liberté d’information, ne pas dépendre d’actionnaires ou de financements publics ou publicitaires, des médias expérimentent différentes formes juridiques et modèles économiques.

Ils s’appellent Disclose, Splann, Vert, La Déferlante, Rue89Lyon ou Le Crestois. Nés ou relancés récemment, ils témoignent d’un bouillonnement du côté des médias qui revendiquent leur indépendance éditoriale et tentent de trouver un équilibre économique pour la garantir.

Certains prennent une forme associative et se financent par le mécénat. D’autres sont des sociétés de presse classiques et font appel à la générosité de leurs lecteurs, qu’il s’agisse de dons ou d’abonnements, voire d’entrées au capital. D’autres encore optent pour une forme coopérative donnant le pouvoir aux salariés et cumulent ces différentes recettes, y compris publicitaires.

Né en 2018 et inspiré de Correctiv en Allemagne ou du Bureau of Investigative Journalism au Royaume-Uni, Disclose est un média à but non lucratif et une organisation non gouvernementale (ONG) dédiée au droit à l’information. Il s’est fait connaître par ses enquêtes sur les ventes d’armes de la France, dont celle ayant valu une garde à vue à la journaliste Ariane Lavrilleux (également collaboratrice d’Alter Eco) en septembre dernier.

L’association, qui compte trois salariés permanents et travaille avec une vingtaine de journalistes pigistes, finance son activité grâce aux dons défiscalisables de particuliers (53 % de ses 444 000 euros de recettes en 2023) et au mécénat de fondations philanthropiques. Publicités, dons de fondations d’entreprise et subventions publiques sont exclus « pour assurer notre liberté éditoriale », souligne Mathias Destal, le rédacteur en chef.

Ce modèle promouvant un journalisme « d’intérêt général » a convaincu des confrères bretons […]

Retrouvez la suite de cet article de Marion Perrier dans le numéro de mars 2024 d’Alternatives Economiques et sur son site internet

Image de DZHA sur Unsplash. 

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